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Mes albums des seventies....

Mercredi 04 Juin 2008 à 16:29

Publié par beck-bolin dans musique

 

 

                                                                               

 
 
 
Sir Lord Baltimore Kingdom come (1970)
 
Un des albums les plus durs de la période.Une voix agréssive et brillante, des riffs acérés, une rythmique de plomb font de cette galette un incontournable du genre.Les titres proposés ici sont exceptionnels et mettent en valeur le jeu des musiciens.
Un des albums les plus violents des seventies! une perle a écouter sans aucune modération....
                                         
 
 
                                                                       
 
 
 
Booker T and the MG's Melting pot (1971)
 
Un peu de soul pour changer....Cet album instrumental est le sommet artistique du groupe.L 'album Green onions sorti en 1962  donne, grâce au titre éponyme, le plus grand hit de leur histoire et la section rythmique (composée de Jackson à la batterie et Donald "Duck" Dunn à la basse) comme la meilleure de ce genre musicale.Toutefois, le musicien qui s'impose le plus et restera comme le guitariste le plus célèbre de l'histoire de la soul music est Steve Cropper.Son jeu tout en finesse, en silence et volupté brille de mille feux sur cet album.Les sommets sont nombreux (Melting pot , sunny sunday...) et mérite de mettre en valeur le jeu brillant de ses interprètes!
Un incontournable de la période....
 
 
 
 
Jade Warrior Jade Warrior (1971)
 
Voici un groupe complêtement oublié et absolument incontournable.Il sagit d'un power trio compose de Tony Duhig (guitar), Jon Field (bass et flute) et Glyn Havard (drums et percussions).Leur deux premiers albums (celui-ci et Released) sont les plus heavy de leur longue discographie.La guitare de Duhig est particulièrement incisive et dure dans ses interventions, tandis que la rythmique donne une couleur et une atmosphère particulière à cet album fortement inspiré par l'Extrème Orient (ce que l'on peut constater en regardant la pochette).Le titre Masaï morning en est la parfaite illustration: cette sensibilité orientale est  mise en valeur par le superbe jeu de flute de Field permettant l'arrivée d'un riff de guitare génial qui clôt le titre!.
On a ici un groupe dont la forte personnalité musicale n'est plus à démontrer et qui continuera à s'affirmer avec les albums suivants.
 
 
 
 
 
 
Deep Purple Come taste the band (1975)
 
 
 
voici le dernier album du pourpre profond qui a connu de nombreux changements de personnel depuis deux ans.Le dernier en date étant le départ de Ritchie Blackmore au profit du génial Tommy Bolin.Cet album, longtemps critiqué par les fans, est maintenant considéré comme un des incontournables de ce dinosaure du heavy rock..Le premier titre, comin' home,  est très hard et montre de suite un groupe en pleine forme, avec une rythmique brillante, et un guitariste en état de grâce.Tout le reste de l'album est du même niveau avec une influence funk particulièrement présente (I need love et un travail remarquable de Bolin, Dealer et son riff génial...).Toutefois la tournée qui s'en suivit s'avéra désastreuse (due en grande partie aux problèmes de dépendance à la drogue du guitariste) et le groupe splitera peu après début 1976.
Tommy Bolin est ici exceptionnel et montre qu'il est un guitariste particulièrement brillant (en rythmique et en solo) et écclectique.
 
 
 
 
 
 Boomerang (1971)

Boomerang est le groupe que forma Mark Stein, ex-Vanilla Fudge, après la dissolution du groupe.
Entouré d'une équipe très performante (Richard Rameriz guitares, Jo Casmir bass, et, James Galluzi batterie), la musique proposée est du très gros heavy rock d'une qualité remarquable.Le guitariste, âgé de 15 ans (!!), est génial sur des titres comme Mockingbird, Cynthia fever ou the Peddler, la rythmique est parfaite, et la voix de Mark Stein toujours aussi forte et inspirée.
Album quasi introuvable, il a été réedité en 2001 par le label Black Rose dont je recommande vivement l'achat....
Une des perles à redecouvrir toutes affaires cessantes!

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Mama Lion: Preserve wildlife/give it evrything i've got (1972-73)

Mama Lion est un groupe injustement méconnu.Amené par le bassiste Neil Merryweather et la voix très "joplinesque" de Lynn Carey, MamaLion sorti deux albums d'excellente facture gorgés de rythm' and blues, de Funk , de heavy rock, de blues.Les sommets sont nombreux tant le groupe est en forme: Ain't no sunshine, Wildcat, Candy man, Can't find my way home, i'm tired, i wanna be your woman, crazy place....transfigurés par la fougue de Jynn Carey qui se révèle être une chanteuse absolument extraordinaire, capable de moduler sa voix  et de n'avoir aucun problème pour interpreter des chansons dans differents genre musicaux.Toutefois, les autres musiciens ne donnent pas leur part...au lion (je sais elle était facile! désolé!) et se montrent tout aussi brillants (Cofi Hall à la batterie, le génial Rick Gaxiola à la guitare sur le premier album, Alan Hurtz sur le second...).
Bref, deux albums de grande valeur et dont je recommande l'acquisition!

 
 
 
 
 
 
Captain beyond: Captain Beyond (1972)

Extraordinaire.Somptueux.Merveilleux.Voici les premiers mots qui m'arrivent à chaque fois que j'écoute ce chef d'oeuvre des seventies.Rod Evans, premier chanteur du pourpre profond, est entouré d'une équipe de talentueux musiciens (comme Rhino aux guitares ou encore Bobby Caldwell, batteur  et principal compositeur du groupe) et sort ici un très grand album de heavy rock.
Les riffs sont gorgés de feeling et de swing (Mesmerization eclipse, Frozen over, Dancing madly backwards...), les parties de guitares (acoustiques et électriques) sont superbes, Rod Evans chante divinement bien et apporte un plus indéniable aux titres!
Le groupe sortira par la suite un second album avant de splitter......mais ce premier album est vraiment une des perles du heavy rock!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
           
 
Cactus: Barely contained the studio sessions/fully unleashed the live gigs
( Rhino 2004)


Cactus a sorti trois  studios et un album mi-live et mi studio entre 1970 et 1972.Composé dela meilleur rythmique du monde (Tim Bogert et Carmine Appice), d'un superbe chanteur (Rusty Day) et d'un guitariste technique et inspiré (Jim McCarthy), le groupe était considéré comme le pendant US de Led Zeppelin.De plus, ses performances live étaient incendiaires et légendaires.
Les deux compilations éditées par Rhino proposent l'intégralité des studios du groupe plus une grosse partie live totalement inédites.
Les titres studios sont somptueux et montrent un groupe de Boogie rock qui joue à cent à l'heure avec beaucoup de talent et d'inspiration: Parchman farm, Let me swin, feel so good, Bad drag, Hometown bust, Restrictions....Jim McCarthy est un grand gratteux très inspiré par Jeff Beck (Feel so bad, You can't judge a book by the cover, Evil...), Rusty Day se dévoile comme étant un chanteur de tout premier ordre et la rythmique Bogert/Appice rayonne sur de nombreux titres (Feel so good, lady from south of Detroit, rock n roll Children...)!La double compilation studio propose des titres inédits comme Ramblin' man ou sweet little 16 où l'on retrouve toute la fougue du groupe.

Cette folie explose dans les performances lives du groupe qui sont dantesques! la double compil' de Rhino le prouve amplement.La guitare de McCarthy brille de mille feux (Long tall Sally, Big mama boogie, Bro bill...), Rusty Day montre une voix gorgé de feeling et de classe (No need to worry, le medley de 20 minutes...) et la rythmique est toujours aussi explosive!

Bref, deux compilations à posseder!.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
B.B.A.: B.B.A. Live! (1973)

B.B.A. (Jeff Beck, Tim Bogert et Carmine Appice) est un supergroupe éphemère des seventies.Le niveau musicale est littéralement extraterrestre (Beck est considéré comme le plus grand guitariste vivant et Bogert/Appice comme la plus grande section rythmique du monde), proposant une musique bâtarde mélangeant la soul, le rock (héritage du second Jeff Beck group) et le hard rock boogie (héritage de Cactus).Après un album studio sorti début 73, le groupe part en tournée et enregistre au Japon ce double live mythique.
Destiné au marché nippon, il met en avant toute la folie musicale du power trio.Jeff Beck se base sur cette rythmique de feu pour explorer les sons les plus fous avec sa gratte (Feedback, volume, wah awah, talking Box) et tous les titres sont passés à la moulinette: Superstition (avec la talking box), Jeff's Boogie dans une version explosive, livin' alone, Morning dew....

Il sagit très certainement de l'album live que j'ai le plus écouté dans toute mla discographie!!

 

                                                                               

 

Les Variations: Nador (1970)

Les Variations est certainement le seul groupe français de hard rock des seventies à soutenir sans le moindre problème la comparaison  avec ses collègues anglo-saxons.L'album Nador en est le parfait exemple.Marc Tobaly, guitariste et seul compositeur du groupe, est un musicien très complet, fortement inspiré par le jeu des grands guitaristes de l'époque (Hendrix, Clapton...), Joe Lebb est un chanteur de grande classe, et Jacky Bitton un batteur technique et inspiré!
Les titres proposés ici sont fabuleux, avec la présence d'une guitare incandesente (les riffs de waiting for the pope, Generations, qui est chanté en français alors que le reste est en anglais, Nador une instrumentale acoustique d'inspiration orientale, Free me...), d'un batteur extraordinaire (Bitton se montre très inspiré sur la seule composition qu'il signe avec un superbe solo de batterie: but it's allright...) et d'un Joe Lebb très brillant au chant.
La réedition de magic records permet d'avoir en bonus tracks les 45 tours du groupes avec des joyaux comme Come along, promises, what's happening... qui montre que dans l'héxagone ce groupe était vraiment bien en avance sur son temps...et par conséquent incompris par la presse musicale en France qui les descendait en flèche!.
Malgré cela, cette réedition rend hommage à ce groupe génial et totalement oublié mais qui avait ouvert la voie à un autre groupe celèbre, Trust, qui lui chantera en français

 

 


 

Armageddon: Armageddon (1976)

Quand cet album sort en 1976, l'apogée du  rock est déjà passée depuis longtemps.C'est pour cela que cet album apparait comme un O.V.N.I. et surtout beaucoup trop tard pour connaitre le succès qu'il aurait dû avoir.
Armageddon est un super groupe composé de Keith Relf (ex-Yardbirds et qui allait mourir peu âprès..), Martin Pugh et Louis Cennamo (ex-Steamhammer),et, Bobby Caldwell (ex-Captain Beyond).
La musique proposée ici est explosive, géniale et inventive.Des titres comme Buzzard ou Basking in the white of the midnight sun sont submergés par des riffs somptueux et des soli de guitare exceptionnels.Keith Relf chante très bien, fait de superbes duels de guitares harmonica/guitare et la rythmique se montre parfaite.Une atmosphère bien particulière règne sur l'album, comme sur Silver Tightrope et ses superbes parties de guitares acoustiques, donnant un son et une production lourde et bien maitrisée.
Une bombe incontournable!

 

 
 
 
 
Octopus: Restless night (1970)


Ce groupe a vraiment joué de malchance: cette merveille est sortie beaucoup trop tard mais reste indéniablement une des plus grandes reussites pop de ses trentes dernieres années!
Octopus est très influencé par les Beatles et est orchestré de mains de maitre par N. Griggs principal compositeur des perles de cet album.Les compos sont parfaitement construites, très bien arrangées (harmonies vocales, cuivres...) et donnent une homogénéité indéniable: The river (avec une guitare très présente),
Summer, Thief, restless night....
Je recommande vivemment l'achat de ce grand chef d'oeuvre oublié!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Jeff Beck Group: Rough and ready (1971)
 
 Après un terrible accident de voiture, Beck revient avec un nouveau Jeff Beck group orienté selon ses propres termes « rock et soul » avec la farouche volonté de retrouver le son caractéristique de la Motown.Composant la majorité de l’album, l’ombrageux anglais sort un album de « rock soul blanc » qui inspirera de nombreux artistes comme          David Bowie et sa période Ziggy Stardust.Le groupe a un niveau technique remarquable, permettant pleinement au guitariste d’exprimer son talent et sa musicalité à travers des titres comme Situation, I’ve been used avec ici présence de feedback , Jody parfaitement arrangée ou encore Got the Feeling avec un riff vicieux à souhait !.La rythmique est superbe (Cozy Powell deviendra par la suite un batteur très demandé et connaitra une carrière remarquable), Max Middleton est toujours aussi inspiré et fin, quant à Bob Tench il se montre un chanteur tout a fait excellent.
Un must à (re) découvrir de l’ex-Yardbirds 
 
 
 
 
Illusion: out of the Mist/illusion (1977-78)
 
Voici un groupe de Folk absolument extraordinaire.Après l'expérience Renaissance, Jim McCarthy (ex-Yardbirds) force ce groupe avec Louis Cennamo (bass) et la soeur de Keith Relf: Jane.
Out of the mist est le premier album du groupe et est un véritable coup de maitre.Les compos sont majestueuses touchées par le jeu des musiciens et la voix angélique de jane Relf: Isadorra, beautifully country, roads to freedom sont des perles folk absolument extraordinaires!!
Le second album, est aussi très brillant mais peut être contenant moins de mélodies accrocheuses.Cependant, il contient le "hit" du groupe Madonna blue.L'échec commercial des deux albums emmenera le split du groupe....dommage car ses deux albums sont à (re) découvrir de toute urgence!
 
 
 
 
John Martyn: Bless the weather (1971)
 
John Martyn est un des musiciens folk les plus géniaux des seventies.Sa longue discographie est exemplaire et mérite que l'on s'y plonge avec beaucoup d'attention.Cet album est  un must de sa carrière.Martyn met en valeur son talent d'auteur-compositeur, avec des parties de guitare electrique superbes et l'utilisation de l'echoplex (Glistening Glindebourne), confirme qu'il est un chanteur merveilleux (Go easy, bless the weather et sa mélodie envoutante...), bref qu'il est un musicien complet.
Une perle folk comme seules  les seventies ont su  nous en donner...
 
 
 
                                                                                    
 
 
 
 
Tommy Bolin: private eyes (1976)
 
Bolin après la fin de Deep Purple, décide de poursuivre sa carrière solo et de donner un successeur à l'excellent Teaser sorti l'année précedente (1975).L'album est une vraie merveille, proposant des titres acoustiques avec des mélodies voluptueuses (hello again, sweet Burgundy, Gypsy soul et son solo splendide...) mais aussi des titres beaucoup plus rock (speak to the devil et surtout Post Toastee LE morceau de l'album avec une partie instrumentale tout bonnement époustouflante!) et mettent en valeur la voix profonde et douce du guitariste américain.Plus homogène et mature que Teaser, Private eyes nous montre un musicien qui avait encore beaucoup de choses à dire et à faire mais la dépendance de Bolin aux drogues entrainera son décès en décembre 1976, mettant fin à la carrière du guitariste américain le plus versatile de la décennie!
 
 
 
 
   


 

 
 
 
 
 
           
             
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jeff Beck : Blow by blow/Wired (1975-76)
 
Jeff Beck, après l'épisode B.B.A., décide de changer de voie.Influencé par le Mahavishnu Orchestra et le jazz rock en général, il va sortir deux albums dans ce genre musical.
Blow by blow et Wired seront produit par George Martin qui leur donnera un son fantastique.Cette période sera celle du plus gros succès commercial du guitariste anglais notamment aux USA.
Au niveau musique, les deux galettes sont exceptionnelles mettant en valeur le jeu unique et extraordinaire de Beck: You know what i mean, Scartterbrain, Led boots, Sophie sont des exemples parmi d'autres du talent de ce grand musicien. 
Toutefois, il ne faudrait pas oublié les autres musiciens qui l'entourent: Richard Bailey et son jeu subtil (Blow by Blow), Narada Michael Walden (compositeur de la majorité des titres de Wired et batteur absolument extraordinaire) et surtout Max Middleton dont le jeu (keys) et la complicité avec Beck est absolument fantastique (Sophie, Led Boots, Blue Wind...).
Ses deux albums font parti des incontournables!
 
 
 
 
 
 
      
 
 
 
 
 

 

mes albums des sixties...

Dimanche 08 Juin 2008 à 18:35

Publié par beck-bolin dans musique

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Morly Grey the only truth (1969)

 

C'est un groupe américain  fabuleux.Un des plus grands power trio des sixties tout simplement.Le guitariste Tim Roller est extraordinaire, se montrant un brillant compositeur (our time est pour moi le plus beau titre heavy rock des sixties et seventies: harmonies, enchainement mélodique, passages jazz et psyché, soli flamboyants..) et très écclectique.Les passages sont trop nombreux pour tous les citer et l'apothéose se situe peut être sur le titre final et éponyme long de..17 minutes!

Une merveille à (re) découvrir toutes affaires céssantes.

 

 

 

 

 Pentangle: Basket of light (1969)

Après ces quelques albums de rock bien ennervé, un peu de douceur avec un des plus grands groupes de folk britannique: j'ai nommé Pentangle.Lorsque j'ai écouté cet album pour la première fois il y a deux ou trois ans, ce fut un énorme choc, une révélation!.Je connaissais seulement Bert Jansh (par l'intermediaire de Led Zep) et aucun autre membre du groupe.Toutefois, je fus rapidement submergé par la beauté des arrangements acoustique, le jeu fin et brillant de Danny Cox et Tompson et surtout, SURTOUT, la voix irréelle, extraordinaire de MADAME Jacqui McShee.Une voie qui me prend les tripes, me donne le frisson et que je pourrais écouter des heures entières sans jamais me lasser!.Les titres proposés ici sont autant d'arrangement de chansons traditionnels que de compositions du groupe et permettent de mettre en valeur la musicalité parfaite des musiciens.Les sommets sont très nombreux comme Train song, Basket of light (leur plus grand succès), Sally goes around roses, House of Carpenter (et son sitar joué par Renbourn arghhh!) etc.Un des sommets du folk britannique tout simplement.

 

 

 

 

 

The Corporation: the corporation (1969)

 

The Corporation est un groupe de rock psyché US qui signe ici son troisième album.Son leader musical est John Kondos auteur de la majorité des titres avec son frère Nicholas.Cet album est une petite perle que tout amateur de rock psyché burné se doit de connaitre et d'avoir écouter une fois dans sa vie.L'influence du groupe Vanilla fudge sur certaine rythmique, ou sur le son de l'orgue, est indéniable (voir le titre d'ouverture I want to get out of my grave) mais ce qui frappe c'est, premièrement la présence de flute et surtout de parties de lead guitare souvent agressives et parfaitement mises en avant (Ring that bell, smile, highway..).Gerard Jon Smith est indéniablement un brillant guitariste.Toutefois, cet album est surtout connu pour un titre long de 20 minutes, une reprise de John Coltrane,  India, qui sera le "hit" du groupe et une des versions les plus célebres de la chanson.Cette reprise à pour principe de proposer aux differents musiciens de faire chacun leur tour un solo comme cela était le cas sur le titre Break song de Vanilla fudge.On constate donc l'excellent niveau instrumental du groupe et son ecclectisme musical (rock, blues, jazz..).
La réedition du label Repertoire est indispensable à tout collectionneur qui se respecte.A bon entendeur....

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeff Beck: Truth (1968)

 Lorsque j'ai écouté pour la première fois cet album vers l'âge de 16 ans, je n'était pas du tout touché par la musique et le jeu si "extraordinaire" de l'ombrageux anglais.Je trouvais l'ensemble plat et sans interet.Honte sur moi!!.Avec le temps (au moins un an et demi), j'ai découvert, au fur et à mesure que mon oreille musicale se développait, toute la richesse présente ici.La version de Shapes of things des Yardbirds est totalement transfigurée par la guitare flamboyante de Beck et le chant de Rod Stewart (cette formule sera par la suite reprise par moulte artistes dont Gary Moore), Blues de Luxe nous donne un parfait exemple d'un titre blues en live avec des soli de piano et de guitare en tout point remarquables.Old man river fait  aussi parti des grands moments du disque avec la version de I ain't superstitious et ce superbe jeu de Beck avec la pédale wah wah.Mais le sommet restera bien evidemment le titre Beck's Bolero écrit par Page en l'honneur de Beck et qui voit reunit Beck à la slide et lead guitare, Page à l'acoustique, John paul Jones à la basse, Nicky Hopkins au piano et le grand Keith Moon à la batterie (qui pousse un hurlement inhumain en plein milieu du titre) qui nous offre un superbe jeu de cymbales.Il est interessant de voir que c'est avec cette instrumentale que Duane Allman, admiratif du jeu de Beck, ce mettra lui aussi à la pratique de cet instrument.
Truth, sorti quelques mois avant Led Zepellin I pose les fondations de ce qui sera le hard rock et permettra à de nombreux artistes de tomber dans les excès en tout genre 

 

Gun: Gun (1968)


Si Fuse sort un album violent, le premier album des frères Gurvitz, qui apparaissent ici sous le nom de Curtis (leur nom de scène), n'a absolument rien à leur envier.Composé de Paul (bass) et Adrian (guitare) plus Louis Farrell à la batterie, cet album contient un des grands succès de l'année 1968: Race with the devil composé par Adrian.Ce titre très heavy et speedé, connaitra une brillante carrière dans les charts britanniques.Mais résumé l'album à ce single serait lui faire injure tant il est brillant et inspiré;Tous les titres sont signés Adrian Curtis principal compositeur du groupe et ont une approche très rock teinté de pop et de psychédélisme.L'expérimentation est présente sur un titre comme the sad saga of the boy and the bee (presence de fuzz, de cuivres...), sur Rat race (harmonies vocales superbes) ou encore sur l'instrumentale Rupert's travel.Adrian Curtis est particulièrement brillant et son jeu est en parfait adéquation avec les titres interprétés.
La réedition de Repertoire comporte plusieurs bonus dont le titre Drive you mad qui est dans le même esprit que Race with the Devil mais n'aura pas le même succès commercial.Le groupe sortira l'année suivante un autre album Gunsight dont je reparlerai une autre fois....

 

 

 

                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Taste: Taste/on the boards (1968-69)

 Taste est un power trio dominé par le légendaire musicien  Rory Gallagher.Ce groupe est fortement influencé par Cream ou Jimi Hendrix Experience.Il permet de mettre en valeur le jeu brillant et très complet du jeune guitar hero irlandais.
Le premier album est  teinté de blues avec Sugar Mama et Catfish blues deux covers qui permettront de longues jams en live, mais aussi un coté hard rock avec les excellents blister on the moon et born under the wrong side of time.Le son est brouillon mais le talent est bien présent , une rythmique  qui soutient parfaitement leur leader avec notamment un jeu brillant du batteur McCracken.Gallagher montre sa polyvalence comme guitariste (acoustique, electrique, slide..) et comme chanteur, dévoilant une voix chaude et sensible.
Le deuxième album est quant à lui une vraie petite merveille et montre que le groupe a accompli de véritable progrès musicaux et  est beaucoup plus mature.Si le premier album était très homogène, dont l'union des titres se faisait autour du blues, on the boards est beaucoup plus ecclectique dans les differents styles abordés.Les parties de guitare acoustiques sont omniprésentes notamment sur le fantastique if the day was any longer, le saxophone (joué par Gallagher himself!) apparait pour la première fois sur it's happened before, it'll happen again ( avec un côté jazz génialissime!), la slide est toujours présente et les soli du maitre toujours aussi inspirés et incisifs.Le hard rock est toujours présent (what's going on) et le blues parfaitement mis en valeur avec le title track.Bref, un album exceptionnel qu'il vous faut absolument (re) découvrir!.
Rory Gallagher bien que la tête pensante du groupe et unique songwriter, décide de quitter le groupe pour mener une carrière solo tout aussi interessante!

 

 

 

 Jeff Beck: Beck-Ola 1969

L'année suivante sort donc un des sommets des sixties et qui accentue le côté "hard" et brouillon du groupe.
Le ton est ici beaucoup plus dur, compact, ferme que sur Truth dont le blues (et son esprit!) est encore omniprésent.Le groupe s'est mis à composer et la galette ne comporte que deux reprises absolument jouissives et explosives: All shook up d'Elvis Presley et le célèbre standard Jailhouse rock.Beck est somptueux, la rythmique  suit parfaitemment le rythme d'enfer mené par son leader et Rod Stewart chante si bien qu'il obtient le qualificatif d"extraordinaire" sur la pochette!Les compos sont excellentes et taillées dans le rock le plus solide (Spanish boots, Plynth....).
 En cette année 69, le hard rock est en place avec cet album et Led Zeppelin II qui en posent les jalons fondateur.

Toutefois, Beck et son foutu caractère, décida une semaine avant Woodstock (!!!!) de dissoudre le groupe et de se tourner vers d'autres orientations musicales.

 

 

 

 Spooky Tooth: Spooky two (1969)


Spooky tooth est un cas à part en cette fin sixties par l'atmosphère particulière qui se dégage de cses albums.Le groupe a eu la chance d'avoir un compositeur génial en la personne de Gary Wright qui écrit ou co-écrit 7 des 8 morceaux présents sur l'album.Le niveau musical est exceptionnel, les musiciens constituant le groupe étant des valeurs sûres (Wright aux keys, Luther Grosvenor guitares, Mike Harrison à l'harmonica et au chant, Mike Kellie Drums et Greg Ridley bass).les ambiances et les arrangements des titres sont parfaitement mis en valeur avec par exemple la présence de choeurs féminins sur Feelin' bad ou hangman hang my shell on a tree.Mike Harrison est brillant au chant tout au long de l'album parfaitement soutenu par un groupe parfaitement rôdé.Luther Grosvenor s'exprime pleinement sur le long solo de guitare d'Evil Woman, la rythmique assure sévère sur des titres comme lost in my dream et waitin' for the wind et Wright se montre un musicien parfait dans ses interventions.
Très rapidemment, cet album connaitra un grand succès auprès des fans qui le considèrent encore aujourd'hui comme le meilleur album de la longue discographie du groupe.
Si vous aimez les atmosphères et ambiances particulières, alors cet album est pour vous...un album oublié mais indispensable

 

 

 

 

 

The Zombies: Odyssey and oracle (1969)

 Cette merveille de pop est dominé par la paire Chris White (bass) et Rod Argent (keys) qui composent la totalité des titres...Et quels titres!!!
Il faudrait tous les citer tellement ils sont beaux dans leurs mélodies, leur charme, leur diversité...
La richesse de cet album est  dans ses arrangements (sitar, harmonies vocales, guitare, cuivres..) et la voix du chanteur Colin Blundstone (un des plus grands chanteurs des sixties) illumine les chansons du groupe.Toutest parfaitement homogène, équilibré, et les titres s'enchainent à la perfection.Les sommets sont encore très nombreux et je vous laisse le soin de les découvrir par vous même.

 

 

 

 

if only for a moment (1969)


J'ai découvert cet album il y a 5 jours et j'ai pris une grosse claque dans la gueule (celles qui font du bien!!) tellement il est bon.Quel talent! quelle classe! quelle originalité!! La musique proposée ici est de l'Acid rock avec des touches progressives.Les titres sont signés soient Godding ou Gregan, c'est à dire les deux (oui deux!) lead guitares du groupe!
Une petite remarque: le groupe est anglais et bien avant Wishbone Ash utilisait les twin guitars....Pour revenir à la musique, eh bien ma foi...les titres sont complexes avec de nombreux changement de rythmes, des guitares remplies de fuzz et d'acidité (Peace loving man est une pure merveille, listen to the silence..) mais qui peuvent aussi se montrer douces et chatoyantes (Indian summer), une section basse/batterie monstrueuse (euh...voir tout l'album!).Ici, l'Acid rock, le blues, le jazz, le folk sont présents et parfaitemment interprêtés.Le chant peut se montrer doux ou alors écorché vif (sur Peace loving man Brian Belshaw, le bassiste,  s'arrache littéralement la voix en plein milieu du morceau...)

Bref un album à découvrir toutes affaires céssantes!

 

 

 
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    Mise à jour le 17/06/2008