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mes albums des sixties...

Dimanche 08 Juin 2008 à 18:35

Publié par beck-bolin dans musique

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Morly Grey the only truth (1969)

 

C'est un groupe américain  fabuleux.Un des plus grands power trio des sixties tout simplement.Le guitariste Tim Roller est extraordinaire, se montrant un brillant compositeur (our time est pour moi le plus beau titre heavy rock des sixties et seventies: harmonies, enchainement mélodique, passages jazz et psyché, soli flamboyants..) et très écclectique.Les passages sont trop nombreux pour tous les citer et l'apothéose se situe peut être sur le titre final et éponyme long de..17 minutes!

Une merveille à (re) découvrir toutes affaires céssantes.

 

 

 

 

 Pentangle: Basket of light (1969)

Après ces quelques albums de rock bien ennervé, un peu de douceur avec un des plus grands groupes de folk britannique: j'ai nommé Pentangle.Lorsque j'ai écouté cet album pour la première fois il y a deux ou trois ans, ce fut un énorme choc, une révélation!.Je connaissais seulement Bert Jansh (par l'intermediaire de Led Zep) et aucun autre membre du groupe.Toutefois, je fus rapidement submergé par la beauté des arrangements acoustique, le jeu fin et brillant de Danny Cox et Tompson et surtout, SURTOUT, la voix irréelle, extraordinaire de MADAME Jacqui McShee.Une voie qui me prend les tripes, me donne le frisson et que je pourrais écouter des heures entières sans jamais me lasser!.Les titres proposés ici sont autant d'arrangement de chansons traditionnels que de compositions du groupe et permettent de mettre en valeur la musicalité parfaite des musiciens.Les sommets sont très nombreux comme Train song, Basket of light (leur plus grand succès), Sally goes around roses, House of Carpenter (et son sitar joué par Renbourn arghhh!) etc.Un des sommets du folk britannique tout simplement.

 

 

 

 

 

The Corporation: the corporation (1969)

 

The Corporation est un groupe de rock psyché US qui signe ici son troisième album.Son leader musical est John Kondos auteur de la majorité des titres avec son frère Nicholas.Cet album est une petite perle que tout amateur de rock psyché burné se doit de connaitre et d'avoir écouter une fois dans sa vie.L'influence du groupe Vanilla fudge sur certaine rythmique, ou sur le son de l'orgue, est indéniable (voir le titre d'ouverture I want to get out of my grave) mais ce qui frappe c'est, premièrement la présence de flute et surtout de parties de lead guitare souvent agressives et parfaitement mises en avant (Ring that bell, smile, highway..).Gerard Jon Smith est indéniablement un brillant guitariste.Toutefois, cet album est surtout connu pour un titre long de 20 minutes, une reprise de John Coltrane,  India, qui sera le "hit" du groupe et une des versions les plus célebres de la chanson.Cette reprise à pour principe de proposer aux differents musiciens de faire chacun leur tour un solo comme cela était le cas sur le titre Break song de Vanilla fudge.On constate donc l'excellent niveau instrumental du groupe et son ecclectisme musical (rock, blues, jazz..).
La réedition du label Repertoire est indispensable à tout collectionneur qui se respecte.A bon entendeur....

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeff Beck: Truth (1968)

 Lorsque j'ai écouté pour la première fois cet album vers l'âge de 16 ans, je n'était pas du tout touché par la musique et le jeu si "extraordinaire" de l'ombrageux anglais.Je trouvais l'ensemble plat et sans interet.Honte sur moi!!.Avec le temps (au moins un an et demi), j'ai découvert, au fur et à mesure que mon oreille musicale se développait, toute la richesse présente ici.La version de Shapes of things des Yardbirds est totalement transfigurée par la guitare flamboyante de Beck et le chant de Rod Stewart (cette formule sera par la suite reprise par moulte artistes dont Gary Moore), Blues de Luxe nous donne un parfait exemple d'un titre blues en live avec des soli de piano et de guitare en tout point remarquables.Old man river fait  aussi parti des grands moments du disque avec la version de I ain't superstitious et ce superbe jeu de Beck avec la pédale wah wah.Mais le sommet restera bien evidemment le titre Beck's Bolero écrit par Page en l'honneur de Beck et qui voit reunit Beck à la slide et lead guitare, Page à l'acoustique, John paul Jones à la basse, Nicky Hopkins au piano et le grand Keith Moon à la batterie (qui pousse un hurlement inhumain en plein milieu du titre) qui nous offre un superbe jeu de cymbales.Il est interessant de voir que c'est avec cette instrumentale que Duane Allman, admiratif du jeu de Beck, ce mettra lui aussi à la pratique de cet instrument.
Truth, sorti quelques mois avant Led Zepellin I pose les fondations de ce qui sera le hard rock et permettra à de nombreux artistes de tomber dans les excès en tout genre 

 

Gun: Gun (1968)


Si Fuse sort un album violent, le premier album des frères Gurvitz, qui apparaissent ici sous le nom de Curtis (leur nom de scène), n'a absolument rien à leur envier.Composé de Paul (bass) et Adrian (guitare) plus Louis Farrell à la batterie, cet album contient un des grands succès de l'année 1968: Race with the devil composé par Adrian.Ce titre très heavy et speedé, connaitra une brillante carrière dans les charts britanniques.Mais résumé l'album à ce single serait lui faire injure tant il est brillant et inspiré;Tous les titres sont signés Adrian Curtis principal compositeur du groupe et ont une approche très rock teinté de pop et de psychédélisme.L'expérimentation est présente sur un titre comme the sad saga of the boy and the bee (presence de fuzz, de cuivres...), sur Rat race (harmonies vocales superbes) ou encore sur l'instrumentale Rupert's travel.Adrian Curtis est particulièrement brillant et son jeu est en parfait adéquation avec les titres interprétés.
La réedition de Repertoire comporte plusieurs bonus dont le titre Drive you mad qui est dans le même esprit que Race with the Devil mais n'aura pas le même succès commercial.Le groupe sortira l'année suivante un autre album Gunsight dont je reparlerai une autre fois....

 

 

 

                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

Taste: Taste/on the boards (1968-69)

 Taste est un power trio dominé par le légendaire musicien  Rory Gallagher.Ce groupe est fortement influencé par Cream ou Jimi Hendrix Experience.Il permet de mettre en valeur le jeu brillant et très complet du jeune guitar hero irlandais.
Le premier album est  teinté de blues avec Sugar Mama et Catfish blues deux covers qui permettront de longues jams en live, mais aussi un coté hard rock avec les excellents blister on the moon et born under the wrong side of time.Le son est brouillon mais le talent est bien présent , une rythmique  qui soutient parfaitement leur leader avec notamment un jeu brillant du batteur McCracken.Gallagher montre sa polyvalence comme guitariste (acoustique, electrique, slide..) et comme chanteur, dévoilant une voix chaude et sensible.
Le deuxième album est quant à lui une vraie petite merveille et montre que le groupe a accompli de véritable progrès musicaux et  est beaucoup plus mature.Si le premier album était très homogène, dont l'union des titres se faisait autour du blues, on the boards est beaucoup plus ecclectique dans les differents styles abordés.Les parties de guitare acoustiques sont omniprésentes notamment sur le fantastique if the day was any longer, le saxophone (joué par Gallagher himself!) apparait pour la première fois sur it's happened before, it'll happen again ( avec un côté jazz génialissime!), la slide est toujours présente et les soli du maitre toujours aussi inspirés et incisifs.Le hard rock est toujours présent (what's going on) et le blues parfaitement mis en valeur avec le title track.Bref, un album exceptionnel qu'il vous faut absolument (re) découvrir!.
Rory Gallagher bien que la tête pensante du groupe et unique songwriter, décide de quitter le groupe pour mener une carrière solo tout aussi interessante!

 

 

 

 Jeff Beck: Beck-Ola 1969

L'année suivante sort donc un des sommets des sixties et qui accentue le côté "hard" et brouillon du groupe.
Le ton est ici beaucoup plus dur, compact, ferme que sur Truth dont le blues (et son esprit!) est encore omniprésent.Le groupe s'est mis à composer et la galette ne comporte que deux reprises absolument jouissives et explosives: All shook up d'Elvis Presley et le célèbre standard Jailhouse rock.Beck est somptueux, la rythmique  suit parfaitemment le rythme d'enfer mené par son leader et Rod Stewart chante si bien qu'il obtient le qualificatif d"extraordinaire" sur la pochette!Les compos sont excellentes et taillées dans le rock le plus solide (Spanish boots, Plynth....).
 En cette année 69, le hard rock est en place avec cet album et Led Zeppelin II qui en posent les jalons fondateur.

Toutefois, Beck et son foutu caractère, décida une semaine avant Woodstock (!!!!) de dissoudre le groupe et de se tourner vers d'autres orientations musicales.

 

 

 

 Spooky Tooth: Spooky two (1969)


Spooky tooth est un cas à part en cette fin sixties par l'atmosphère particulière qui se dégage de cses albums.Le groupe a eu la chance d'avoir un compositeur génial en la personne de Gary Wright qui écrit ou co-écrit 7 des 8 morceaux présents sur l'album.Le niveau musical est exceptionnel, les musiciens constituant le groupe étant des valeurs sûres (Wright aux keys, Luther Grosvenor guitares, Mike Harrison à l'harmonica et au chant, Mike Kellie Drums et Greg Ridley bass).les ambiances et les arrangements des titres sont parfaitement mis en valeur avec par exemple la présence de choeurs féminins sur Feelin' bad ou hangman hang my shell on a tree.Mike Harrison est brillant au chant tout au long de l'album parfaitement soutenu par un groupe parfaitement rôdé.Luther Grosvenor s'exprime pleinement sur le long solo de guitare d'Evil Woman, la rythmique assure sévère sur des titres comme lost in my dream et waitin' for the wind et Wright se montre un musicien parfait dans ses interventions.
Très rapidemment, cet album connaitra un grand succès auprès des fans qui le considèrent encore aujourd'hui comme le meilleur album de la longue discographie du groupe.
Si vous aimez les atmosphères et ambiances particulières, alors cet album est pour vous...un album oublié mais indispensable

 

 

 

 

 

The Zombies: Odyssey and oracle (1969)

 Cette merveille de pop est dominé par la paire Chris White (bass) et Rod Argent (keys) qui composent la totalité des titres...Et quels titres!!!
Il faudrait tous les citer tellement ils sont beaux dans leurs mélodies, leur charme, leur diversité...
La richesse de cet album est  dans ses arrangements (sitar, harmonies vocales, guitare, cuivres..) et la voix du chanteur Colin Blundstone (un des plus grands chanteurs des sixties) illumine les chansons du groupe.Toutest parfaitement homogène, équilibré, et les titres s'enchainent à la perfection.Les sommets sont encore très nombreux et je vous laisse le soin de les découvrir par vous même.

 

 

 

 

if only for a moment (1969)


J'ai découvert cet album il y a 5 jours et j'ai pris une grosse claque dans la gueule (celles qui font du bien!!) tellement il est bon.Quel talent! quelle classe! quelle originalité!! La musique proposée ici est de l'Acid rock avec des touches progressives.Les titres sont signés soient Godding ou Gregan, c'est à dire les deux (oui deux!) lead guitares du groupe!
Une petite remarque: le groupe est anglais et bien avant Wishbone Ash utilisait les twin guitars....Pour revenir à la musique, eh bien ma foi...les titres sont complexes avec de nombreux changement de rythmes, des guitares remplies de fuzz et d'acidité (Peace loving man est une pure merveille, listen to the silence..) mais qui peuvent aussi se montrer douces et chatoyantes (Indian summer), une section basse/batterie monstrueuse (euh...voir tout l'album!).Ici, l'Acid rock, le blues, le jazz, le folk sont présents et parfaitemment interprêtés.Le chant peut se montrer doux ou alors écorché vif (sur Peace loving man Brian Belshaw, le bassiste,  s'arrache littéralement la voix en plein milieu du morceau...)

Bref un album à découvrir toutes affaires céssantes!

 

 

 

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